Expositions 2016

Qu’il s’agisse du regard d’une femme porté sur elle-même, de pêcheurs travaillant dans un environnement rude, d’hommes en exil, les expositions de la 16ème édition du FIFIG offrent une ­vision riche et variée de l’actualité et de l’époque. Elles font écho à la ­programmation ­cinématographique du festival et les images projetées en salles ­résonnent jusqu’à la salle ­d’exposition…

Milla Koivisto

Milla Koivisto - Illustration et vidéo

La photographe, écrivaine et ­cinéaste Milla Koivisto présente un court-métrage «Old woman» et des ­illustrations issues d’un projet audiovisuel ­réalisé lors d’une résidence sur une île ­finlandaise. Le ­projet intitulé Kaiku est au départ un récit ­fictif écrit par l’artiste où les protagonistes ­féminines sont ­confrontées à la rudesse de leur environnent ­insulaire ainsi qu’à ­l’isolement, source de ­questionnement ­intérieur.

Site de Mila Koivisto

La série de portraits en noir et blanc de Benjamin Chouteau nous dévoile la ­situation chaotique de réfugiés à Dimitrovgrad à la ­frontière entre la Bulgarie et la Serbie. Les jeunes hommes, fatigués, ­blessés, affamés, ­dévoilent un visage sans artifice ­marqué par leur exil ­forcé.

Site de Benjamin Chouteau

“Née en 1987, à Paris, je n’étais pas prédestinée au dessin. A l’adolescence, je commence déjà à crayonner des ­bateaux. A 20 ans, je profite de ma proximité avec le Louvre pour ­m’inspirer des statues et des sculptures que je dessine au stylo bic… et d’expériences professionnelles dans le monde du cinéma et du théâtre pour m’essayer à la réalisation de maquettes de ­costumes, toujours au stylo bic. Depuis 2013, je me suis lancée dans ce ­projet autour de la mer et des bateaux, ­principalement à travers le ­dessin à l’encre de chine et tout en commençant à ­explorer d’autres techniques telles que la gravure et la ­linogravure.“

Site d’Alice Aïssa

Originaire de Norvège, Medi Holtrop ­propose aux festivaliers une série ­d’autoportraits nus dessinés au plomb. On y découvre la ­vision d’une femme libre à l’humour cinglant. ­L’artiste se dessine nue devant un miroir, ce qui lui ­permet de s’interroger sur ses pensées en passant outre la vision de son physique.  “Quand on se ­regarde dans le miroir, franchement on ne voit pas le nez, les yeux, la peau… Ce sont les ­pensées qu’on ­regarde. On se parle de ­l’intérieur…“

Nicolas Nereau, ­lauréat de la Villa Marco Polo, propose, via son travail photographique, un ­témoignage sur le quotidien de pêcheurs ­insulaires ­norvégiens. La série de photos, à contrario des œuvres de ­Milla Koivisto, ancre le visiteur dans le réel. Les ­pêcheurs font face au climat ­particulièrement rude de l’île de Sørøya, île qui dépend de la ­ressource halieutique.

Site de Nicolas Nereau

Le FIFIG accueille le dessinateur syrio-palestinien Hani Abbas à qui nous confions une carte blanche. Il a dû fuir la Syrie et demander l’asile en Suisse où il s’est ­établi. En mai 2014, il a reçu le Prix International du dessinateur de presse par Kofi Annan à ­Genève. Il continue de dénoncer les atrocités de la guerre et est actuellement caricaturiste pour le magazine Hebdo.