Expositions

Cette année, pas de lieu spécifique dédié aux expositions, mais de nombreux espaces répartis un peu partout sur l’île, en intérieur et en extérieur… 

Agnès Brézéphin
Cabinet de Curiosités
Installation
Grande salle du Presbytère

Agnès Brézéphin est graphiste, typographe et professeur d’Arts Graphiques depuis 1997. En parallèle, elle entreprend à l’âge de 45 ans un travail artistique au point de broderie ; un remède qui comble le vide, un fil qui relie. L’artiste brode le temps et les émotions, elle tisse le plaisir et la douleur. Elle nous offre quiétude et inquiétude dans des productions intrigantes et oniriques. L’installation met en scène un travail minutieux et long, tissé d’affect. À sa manière, Agnès Brézéphin nous partage un monde qui trompe par sa splendeur. L’inquiétante beauté de ce qu’elle propose nous leurre et nous empoisonne de mystère. 

Anne Laure Witschger
Dessins et tableaux en graphite et monochrome bleu
Grande salle du Presbytère

Anne Laure Witschger est auteure et illustratrice depuis une vingtaine d’années. Elle vit sur l’île de Groix depuis huit ans et partage son travail entre l’édition et une démarche artistique en tant que plasticienne en lien avec la nature. Elle traduit plusieurs sujets à travers des réalisations de Land Art notamment sur le site de Kermouzouet à Groix. Elle développe différents travaux sur les thèmes de l’Arbre et de la Mer traduisant le symbole de l’homme et de la vie. L’Arbre est pour elle le corps sur terre ; la Mer, l’inconscient dans son immensité. 

Valérie Windeck
L’île
Installation photographique
Chapelle du Presbytère

Valérie Windeck est une artiste pluri-disciplinaire dont la pratique est spécialisée dans la représentation du paysage à la fois réel et imaginé. Dans son travail, elle associe l’expression romantique traditionnelle du paysage du XIXe siècle, illustrée par Caspar David Friedrich, à une approche contemporaine et conceptuelle. Pour retranscrire son environnement naturel, Valérie dissèque, recueille, enregistre, filme, organise, peint des extraits de paysages réels ou imaginaires qu’elle transforme en paysages personnels et éphémères. La géologie particulière et la matière première de l’île de Groix (sable, végétation, débris laissés par la marée, minéraux) font partie du processus de création, physiquement ou métaphoriquement.

Les Obliques
L’île oblique…
Presbytère – Fort du Gripp – Mojo
Pop’s – L’Ecume… – SNSM –
murs au Bourg et dans les villages ~ partout sur l’île …

Oblique: qui est de biais, dévié par rapport à une ligne, à un plan horizontal, vertical.

Les Obliques est un collectif de création aux divers alphabets, un collectif à géométrie et géographies variables, glaneur des terres vécues, colporteur d’histoires, dont les médias de prédilection sont le cinéma, la création sonore, la photographie, les arts plastiques (dessin, fresque), l’écriture, avec en filigrane un fort attrait pour le documentaire sous toutes ses formes. Vivant aux six coins de l’hexagone voire au-delà, issus d’horizons multiples : géographie, bande dessinée, travail social, anthropologie, histoire, beaux-arts, édition…, la dizaine de membres des Obliques mêlent leurs faires et leurs regards et unissent leurs voix à celles qui chuchotent partout. Ainsi, au fil des ans, l’hydre Oblique fait traces – images, sons, dessins ou écrits – en son sillage. Elle se balade sans véritable domicile fixe à la recherche de nouvelles histoires du réel qu’elle amènera plus tard dans d’autres contrées, au fil de sa propre mouvance. Sur le caillou au cœur de la mer qui laisse partout son odeur, les Obliques vous invitent à venir lire les murs, voir l’écume, dériver, flâner, dessiller les yeux, ouvrir les oreilles aux murmures de l’île. Retrouvez-les au Gripp pour y chercher les clés de la balade sonore ou participer aux récits dans les ateliers « cyanotype » ou « journal mural ». Croisez-les sur le port, au Mojo et à la SNSM, dans le bourg à l’Ecume, au presbytère ou à la médiathèque, au Pop’s à Locamaria, et sur les murs de l’île, pour découvrir leur travaux, partager quelques cueillettes, l’élan des regards, la force de l’écoute, affirmer la préciosité du faire collectif, toujours en lien avec les lieux qui nous entourent…